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« Le néobobo sait où est le bien et par conséquent où est le mal. Ce savoir ne lui suffit pas, il lui faut aussi le partager. D'où d'interminables discussions pour démontrer que fumer c'est mal (il a arrêté six mois auparavant), que la voiture pollue (il roule à vélo électrique) et qu'il faut manger sain. Le néobobo pratique la culture « safe ». Il lui faut se protéger de tout : du cholestérol, du tabac, de la vieillesse, des jeunes. Bref, « de l'autre qui gêne parce que justement il est autre », comme le relève le philosophe Slavoj Zirek. Entre sécurité pour lui et liberté pour tous, le néobobo a choisi son camp. »
En lisant ces lignes de Lionel Chiuch publiées dans la Tribune de Genève d'hier, j'ai su d'un coup et avec une certitude absolue ce que je vous souhaite:
une année 2009
sans néobobos !
Publié le 31/12/2008 à 12h34 dans Joyeuses Fêtes !